Friday, July 25, 2008
Rencontre des dirigeants syndicaux avec l’ambassadeur du Canada
Pendant deux heures, les quatre dirigeants et l’ambassadeur, Mathew Levin, ont échangé des points de vue divergents sur « la réalité colombienne », selon l’expression utilisée par M. Levin. Ils se sont entendus sur bon nombre de problèmes touchant ce pays d’Amérique du Sud, mais les dirigeants syndicaux n’ont pu se rallier à l’opinion de l’ambassadeur sur le projet du traité de libre-échange canado-colombien.
« Le libre-échange n’aidera pas la situation des pauvres et des opprimés en Colombie », a déclaré un dirigeant. « Le libre-échange ne va pas améliorer les droits de la personne, surtout pour les millions de personnes déplacées », a ajouté un autre dirigeant. « Le libre-échange doit prendre appui sur le commerce équitable qui respecte les droits des gens », a poursuivi un troisième dirigeant. Enfin, un quatrième dirigeant a indiqué qu’il fallait mettre les Canadiennes et Canadiens « au courant de l’autre version de l’histoire du libre-échange canado-colombien ».
« Selon nous, le traité de libre-échange ne peut rien pour régler le grave problème de la violence en Colombie. Le conflit n’a pas servi à régler les problèmes de pauvreté, l’absence de justice sociale et l’exclusion. Il a plutôt favorisé la polarisation, l’intolérance et le manque de confiance. Et les régions les plus durement touchées par le conflit se trouvent justement là où il existe des relations quasi féodales. »
« Nous sommes également préoccupés par les importants déplacements de personnes, a répondu l’ambassadeur Levin. Notre fonds pour la sécurité et la paix dans le monde vise la mise sur pied d’un processus de vérité et de justice. En ce moment, nous mettons l’accent sur les enfants et les jeunes qui ont été exclus du système d’éducation à cause de déplacements dus à la violence. »
« L’engagement du Canada doit être équilibré et comporter plusieurs volets, a poursuivi Levin. Il ne peut se limiter au commerce et à l’économie. Tant que le pays n’aura pas réglé ce conflit qui dure depuis 50 ans, la situation ne fera qu’empirer. »
Sur la question de la responsabilité sociale, M. Levin a déclaré ce qui suit : « Cette question revient sans cesse sur le tapis. On nous demande d’y prêter encore plus d’attention. Mais il n’en demeure pas moins que les entreprises canadiennes accordent aux travailleurs et travailleuses de la Colombie le même traitement qu’elles réservent aux travailleurs et travailleuses du Canada. » Ce dernier point a soulevé l’indignation des dirigeants syndicaux, qui ont entendu un tout autre son de cloche de la part de syndicalistes colombiens.
Sur la question de l’économie colombienne, l’ambassadeur canadien a dit ceci : « Le gouvernement sait que la réalité colombienne n’est pas idéale. Il y a de la pauvreté, de la violence et les services sont difficilement accessibles. » L’ambassadeur a convenu qu’une table ronde sur l’économie n’avait pas produit « les résultats escomptés de la part de l’industrie extractive », mais a-t-il ajouté « nous suivons de près les échanges commerciaux et les investissements. »
Quant aux nombreux assassinats de syndicalistes, il a indiqué : « Personne ne met en doute la gravité de la violence contre les syndicalistes en Colombie. L’accord de coopération dans le domaine du travail qui accompagne le traité de libre-échange exige des partenaires qu’ils respectent la primauté du droit. » Il a toutefois reconnu que les meurtriers agissaient en toute impunité.
Les dirigeants syndicaux ont relevé les articles parus dans les médias récemment et qui indiquent que l’Accord de coopération dans le domaine du travail comprend une proposition voulant que le gouvernement colombien paie une amende chaque fois qu’un syndicaliste est assassiné. M. Levin a répondu que le gouvernement n’était pas d’accord avec une telle proposition.
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Plus tard dans la journée, les dirigeants ont rencontré un groupe de leaders syndicaux colombiens avec qui ils ont discuté de privatisation, de l’absence de droits à la négociation collective et de compressions dans les services publics. Parmi les secteurs représentés, il y avait : les services municipaux, la santé et la sécurité sociale, les services postaux et le bureau de l’ombudsman des droits de la personne.
Au cours de la séance de travail de deux heures, toute une série de griefs a été dressée contre le gouvernement Uribe, en particulier son offensive en faveur de la privatisation, ses tentatives d’élimination des syndicats, les menaces à la vie des syndicalistes et l’état lamentable de la libre négociation collective.
« Il n’est pas rare de voir de jeunes caissiers qui travaillent sans être rémunérés. Pour se faire payer, ils demandent un pourboire aux clients », a déclaré un syndicaliste. « Le président Uribe n’a ménagé aucun effort pour vider le pays des syndicats », a poursuivi un autre.
« Une Gestapo nationale est en train de se former », ajoute un autre dirigeant syndical colombien. Avec sa politique « du pardon et de l’oubli », le président Uribe a permis aux paramilitaires démilitarisés de se tailler une place dans toutes les institutions du pays. »
Une dirigeante syndicale a remercié le SCFP de l’avoir sensibilisée à l’équité salariale. « L’équité salariale est maintenant au cœur de nos négociations avec les municipalités », a-t-elle ajouté.
Un avocat qui assistait à la réunion a présenté des statistiques brutes : 4 millions de personnes déplacées (1,7 million depuis l’arrivée d’Uribe au pouvoir); 15 000 disparues; 3 000 kidnappées; 20 000 assassinats politiques au cours des 20 dernières années (12 500 depuis la première élection d’Uribe); 6 500 détentions arbitraires au cours des six dernières années.
Chez les syndicalistes : 2 600 ont été assassinés (un tous les trois jours depuis 1986, 467 sous le gouvernement Uribe); 194 ont disparu et 7 200 ont subi une agression. Les chefs paramilitaires ont admis 58 meurtres, mais ils s’en tirent en toute impunité dans 97 % des cas.
« C’est l’État qui tue les syndicalistes », a conclu l’avocat. Selon un autre intervenant, « la plupart du temps, les meurtres surviennent quand il y a un conflit de travail ».
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Les dirigeants syndicaux canadiens sont Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique, John Gordon, président national de l’Alliance de la fonction publique du Canada et George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
Cette semaine, le groupe poursuit sa tournée. Au programme, des réunions et des visites au cours desquelles ils discuteront des droits de la personne, des droits dans le domaine du travail, s’informeront des conditions de travail et échangeront des points de vue sur le libre-échange et l’absence de garanties en matière de droits du travail et de droits de la personne. Les dirigeants syndicaux prévoient s’entretenir avec l’ambassadeur canadien sortant, de hauts fonctionnaires et des membres de l’opposition. Avec des syndicalistes du secteur public, ils discuteront aussi de privatisation et d’autres problèmes.
Les dirigeants seront de retour au Canada le 25 juillet.
Les dirigeants syndicaux visitent une collectivité de déplacés afro-colombiens installés à Cali
Environ 1,5 million de personnes vivent à Agua Blanca, soit plus de la moitié des 2,5 millions d’habitants de la ville de Cali. Une grande partie des habitants d’Agua Blanca vivent dans des conditions sordides. Il est presque impossible de circuler en automobile dans ses rues très étroites et dans certaines parties du quartier, les rues se transforment en égouts à ciel ouvert.
Les enfants courent partout. Il n’y a pas d’école. Il n’y a presque pas d’eau potable, d’électricité et autres services pour ces habitations improvisées. En grandissant, les enfants se mettent à consommer un extrait de cocaïne appelé basuco. Dès que la nuit tombe, des gangs rôdent dans les rues.
Les dirigeants syndicaux sont entrés à l’intérieur d’une construction de briques délabrée, où une pièce était divisée en deux par un rideau. Dix-huit personnes y habitent. Parmi eux, une mère célibataire et ses enfants, qui étaient intimidés de faire la connaissance d’étrangers. Ils ont dit craindre les représailles de la part de certains groupes de la collectivité qui les perçoivent comme des intrus.
Plus on s’enfonce dans les rues d’Agua Blanca, plus les familles déplacées sont pauvres. Dans une construction de bois, les dirigeants syndicaux ont discuté avec une femme, aujourd’hui grand-mère. Son mari a été assassiné par un escadron de la mort des paramilitaires, et on leur a dit, à elle et à ses enfants et petits-enfants, qu’ils devaient quitter leur localité, située en milieu rural.
Son cas n’est qu’un exemple d’une situation bien connue. En effet, des entreprises, dont certaines ont été créées par d’anciens leaders paramilitaires, obligent les gens à quitter leurs terres pour céder la place à des sociétés minières, à des activités d’écotourisme ou à d’autres activités lucratives. Aucune indemnité ne leur est versée. Les familles d’Agua Blanca arrivent dénuées de tout et ont peu d’espoir de trouver du travail. Certains qualifient ce processus d’ethnocide, c’est-à-dire la destruction systématique de collectivités.
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Plus tôt dans la journée, les dirigeants syndicaux ont appris, d’un avocat qui s’occupe des Afro-Colombiens, que les Noirs sont les plus pauvres parmi les personnes déplacées. Ils sont victimes depuis des années de discrimination et de violence de la part de groupes armés, qui se trouvent de part et d’autre du conflit, c’est-à-dire les forces armées, les paramilitaires et les FARC.
« Au début, les paramilitaires les expulsaient de leur domicile », a affirmé l’avocat. « Ensuite, ils ont utilisé des hélicoptères pour épandre des herbicides. » La fumigation aérienne est supposée servir à éradiquer les plants de coca, utilisés pour fabriquer la cocaïne, mais il s’agit en même temps d’un moyen pour obliger les gens à abandonner leurs terres.
Décrivant la brutalité des escadrons de la mort, l’avocat a affirmé que ces derniers découpaient les corps, les mettaient dans des sacs qu’ils jetaient dans la rivière. Personne n’avait le droit de toucher aux sacs. Lorsque la rivière se rétrécissait, les corps démembrés étaient éparpillés sur la rive pour rappeler aux gens les tactiques de terreur utilisées par les paramilitaires. La même chose se produisait le long des routes.
Un autre Afro-Colombien a dit aux dirigeants syndicaux que les paramilitaires patrouillaient les voies navigables et contrôlaient l’accès à la seule route que les gens de la région pouvaient emprunter pour se procurer de la nourriture. Il a déclaré que si quelqu’un avait un sac de riz en descendant la rivière, et, qu’au retour, il ne l’avait plus, les paramilitaires l’accusaient de l’avoir donné aux guérilleros. Une autre personne a déclaré que les paramilitaires avaient privatisé les rivières et les avaient contaminées à l’aide d’engrais et d’autres produits chimiques.
Les dirigeants syndicaux se sont également entretenus avec des membres du personnel et des bénévoles de NOMADESC, une organisation non gouvernementale soutenue par le SCFP et le syndicat des fonctionnaires de la Colombie-Britannique, affilié au SNEGSP. Cette ONG travaille avec la population d’Agua Blanca et d’autres collectivités de déplacées, leur fournit des conseils juridiques, de la formation et d’autres services tout en agissant à titre de porte-parole et en les aidant à se mobiliser pour opposer leur résistance.
La dirigeante de NOMADESC, Berenice Celeyta, a déclaré aux dirigeants syndicaux que son organisation se déplace dans le quartier pour faire connaître sa position. Mme Celeyta a déclaré aux dirigeants syndicaux que NOMADESC partage avec eux de nombreuses préoccupations relativement au projet d’accord de libre-échange entre le Canada et la Colombie. Elle a ajouté que personne des collectivités de déplacés n’avait été consulté et qu’aucun respect n’avait été témoigné aux Noirs ni aux Autochtones et autres groupes qui ont été déplacés par la force des bulldozers, dont les propriétaires reçoivent l’appui du gouvernement, et qui arrivent pour piller leurs terres.
Elle a ajouté qu’en Colombie, il est interdit d’aller à l’encontre du point du vue du gouvernement. Si quelqu’un ose avoir une opinion contraire, cette personne est alors ciblée et se fait persécuter. Pendant qu’elle parlait, une manifestation monstre pour la paix passait devant le bureau de NOMADESC. Des millions de Colombiens exprimaient au monde entier leur souhait de voir la violence qui continue d’affliger leur pays prendre fin.
Un autre Afro-Colombien a expliqué la situation à laquelle sa collectivité fait face : « Nous sommes les descendants des esclaves arrivés ici il y a 400 ans. Aujourd’hui, nous sommes à nouveau des esclaves. Nos enfants ne peuvent pas aller à l’université, n’ont aucun loisir organisé et n’ont aucun avenir. »
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Les dirigeants syndicaux canadiens sont Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique, John Gordon, président national de l’Alliance de la fonction publique du Canada et George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
Cette semaine, le groupe poursuit sa tournée. Au programme, des réunions et des visites au cours desquelles ils discuteront des droits de la personne, des droits dans le domaine du travail, s’informeront des conditions de travail et échangeront des points de vue sur le libre-échange et l’absence de garanties en matière de droits du travail et de droits de la personne. Les dirigeants syndicaux prévoient s’entretenir avec l’ambassadeur canadien sortant, de hauts fonctionnaires et des membres de l’opposition. Avec des syndicalistes du secteur public, ils discuteront aussi de privatisation et d’autres problèmes.
Les dirigeants seront de retour au Canada le 25 juillet.
Les dirigeants syndicaux soutiennent que le libre-échange nuira à la Colombie
Voici la déclaration que les dirigeants syndicaux canadiens ont prononcée devant une brochette de journalistes à la suite de leur rencontre avec des dirigeants de la centrale unie des travailleurs et travailleuses (CUT), l’une des trois centrales syndicales de la Colombie :
« En tant que dirigeants syndicaux représentant un million de travailleurs et travailleuses du secteur public du Canada, nous sommes venus en Colombie pour étudier la situation des droits de la personne et celle des droits des travailleurs et travailleuses parce que nos gouvernements respectifs négocient un accord de libre-échange.
À cette fin, nous nous sommes entretenus avec des représentants de nombreux secteurs de la société colombienne, notamment des représentants officiels du gouvernement, de la centrale unie des travailleurs et travailleuses et d’autres syndicats, des leaders de l’opposition, des représentants d’organisations non gouvernementales, de groupes représentant les Autochtones et les Afro-Colombiens de même qu’avec l’ambassadeur du Canada en Colombie.
Nous étions également présents pour entendre le tribunal populaire permanent rendre public son rapport final rédigé après deux années d’audiences menées dans six secteurs de l’économie de la Colombie. Les auteurs du rapport condamnent le gouvernement colombien et les sociétés transnationales pour les innombrables violations commises en matière de droits de la personne et de droits syndicaux.
Notre constat est accablant : un accord de libre-échange n’aidera en rien la population de la Colombie. Un tel accord ne fera qu’allonger une liste déjà épouvantable de cas d’abus en matière de droits de la personne et de droits des travailleurs et travailleuses, que réprouve la communauté internationale.
La Colombie demeure le pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes et militantes et militants de la société civile. En effet, depuis le début de l’année, 32 syndicalistes ont été assassinés. De plus, nous avons constaté que la Colombie ne possède aucun cadre juridique permettant la libre négociation collective.
À notre retour au Canada, nous allons aviser nos membres, au nombre d’un million, nos gouvernements et l’ensemble de la population du Canada qu’il est inacceptable de signer un accord de libre-échange avec la Colombie tant et aussi longtemps que les syndicalistes seront en danger et que le droit à la libre négociation collective de même que les droits de la personne et ceux des travailleurs et travailleuses ne seront pas respectés. »
Cette déclaration a été signée par Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique, John Gordon, président national de l’Alliance de la fonction publique du Canada et George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
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Plus tôt dans la journée, les dirigeants syndicaux s’étaient réunis avec plusieurs sénateurs du parti de l’opposition, Polo Democratica Alternativa (PDA ou Polo), y compris la sénatrice Alexandra Lopez. Militante syndicale de longue date, Mme Lopez avait d’ailleurs assisté, en 2003, à une conférence des droits de la personne tenue à Toronto sous l’égide du SCFP.
Les sénateurs ont dit s’opposer sans équivoque à l’accord de libre-échange canado-colombien. « Nous ne croyons pas au libre-échange, un point c’est tout », a fait remarquer l’un d’entre eux. « Ce n’est pas une bonne façon de construire des rapports sains entre deux pays. Selon un autre sénateur : « Le libre-échange représente une nouvelle forme de colonisation. Et notre parti s’y oppose. »
Les sénateurs colombiens ont exhorté les dirigeants syndicaux à les aider à empêcher la destruction d’un village vieux de 400 ans par une entreprise minière canadienne (Colombia Goldfield) qui convoîte les gisements d’or découverts sous le village. En fait, il se peut que le gouvernement de la Colombie lui permette d’exploiter cette mine.
Les sénateurs ont offert leurs opinions sur plusieurs autres questions :
§ Ingrid Betancourt – « [Le président Alvaro] Uribe a mis à profit on ne peut mieux sa libération. »
§ Coopératives ouvrières – « Elles détruisent les relations entre employeur et employés », disent les sénateurs, offrant comme exemple la situation des travailleuses et travailleurs de cannaie et celle des travailleuses et travailleurs des tribunaux. »
§ Privatisation – « Les emplois des travailleuses et travailleurs des postes ont été décimés, passant de 3 000 à 300. Les postes dans l’enseignement subissent le même sort et 81 hôpitaux ont été privatisés. »
§ Uribe et les relations syndicales – « Uribe tente de déstabiliser les relations syndicales parce que les syndicats sont à l’avant-plan de l’opposition à son gouvernement. »
§ Uribe et Polo – « Uribe accuse faussement nos membres afin de nous jeter en prison. »
§ Statistiques annuelles : « Il y a des réalités qu’Uribe passe sous silence :
- 5 000 morts dans les conflits armés;
- 26 000 décès par suite de conflits sociaux;
- 20 000 enfants morts de faim;
- 3 millions d’enfants non scolarisés. »
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Le groupe canadien a aussi rencontré des dirigeants de la CUT (centrale unie des travailleurs et travailleuses ), y compris le président Tarisco Mora et des membres du Comité exécutif de la centrale. Mora a fait remarquer aux dirigeants syndicaux canadiens que la CUT, l’une des trois centrales syndicales de la Colombie, comptait à ses débuts 1,5 million de membres, alors qu’aujourd’hui, elle n’en a que 460 000.
« De plus, la Colombie, dit-il, est peut-être le seul pays du monde n’ayant pas de ministre du Travail. Ce ministère a été remplacé par celui de la Protection sociale. »
Les dirigeants de la CUT se sont aussi exprimés sur d’autres questions :
§ Création de syndicats – « Dans notre pays, dit Mora, il est plus facile de créer un groupe paramilitaire que d’établir un syndicat, »
§ Aide procurée aux travailleuses et travailleurs par l’ambassade du Canada – « Autrefois, l’ambassade aidait les famillles menacées; aujourd’hui, elle accueille des paramilitaires », dit l’un des membres du Comité exécutif de la CUT.
§ Opposition publique des dirigeants syndicaux canadiens à l’accord de libre-échange – « C’est une aide inestimable à tous les Colombiens », dit le président Mora.
§ Éventuelle quatrième centrale syndicale – « L’idée suscite peu d’intérêt, sauf chez les dirigeants syndicaux qui représentent les patrons. »
§ Déclaration tripartitre du gouvernement Uribe voulant l’amélioration de la situation des syndicalistes – « C’est une autre manigance visant à convaincre la communauté internationale que les investisseurs n’ont pas à craindre la Colombie. Cette déclaration vise à faire oublier que 30 militants syndicaux ont été assassinés cette année. D’ici quelque mois, 30 autres seront morts, et le gouvernement fera une autre déclaration semblable. Rien n’aura changé. »
§ Visite des dirigeants syndicaux : « Votre présence ici est la preuve par excellence que nous ne sommes pas seuls. »
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Dans un contexte tout à fait autre, les dirigeants syndicaux se sont aussi réunis avec le ministre de l’Intérieur du gouvernement colombien, Fabio Valencio, accompagné de vice-ministres, dont celui chargé du portefeuille du travail.
Le ministre n’a pas manqué de signaler d’emblée la déclaration tripartite sur l’amélioration des rapports avec les syndicats. Mais il s’est tout aussitôt empressé de soutenir que le commerce et l’investissement devaient passer avant l’amélioration des droits du travail, question, selon lui, « de la poule ou de l’œuf ».
Valencio a dressé un portrait flatteur des réalisations du gouvernement Uribe : baisse du chômage, recul du nombre d’assassinats, renforcement de la confiance des investisseurs, plus forte croissance économique. Selon lui, on ne pouvait pas comparer la Colombie au Canada ou à l’Europe. « Le gouvernement affronte des organisations terroristes de la droite comme de la gauche, dit-il. Et le problème de la drogue transcende tous les autres enjeux. »
Néanmoins, les dirigeants canadiens ne se sont pas laissés leurrer.
« Quand la Colombie se mettra-t-elle à respecter les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail, qui agit au nom des Nations Unies? » a demandé Paul Moist, président national du SCFP. « D’après ce que nous avons appris, 95 pour cent des travailleuses et travailleurs de votre pays n’ont pas de convention collective exécutoire. Tant que cette situation durera, nous ne pouvons pas soutenir un accord de libre-échange. »
Le ministre n’a pas du tout caché son mécontentement en apprenant que le groupe de dirigeants syndicaux allait, une fois de retour Canada, se déclarer contre la signature d’un accord de libre-échange.
« Selon nous, le libre-échange n’améliorera pas les droits de la personne, » a déclaré Denis Lemelin, président national du STTP, au ministre Valencio. « Il y a une différence importante entre libre-échange et commerce équitable. Le libre-échange ne concerne que l’investissement. »
Les dirigeants syndicaux ont quitté la Colombie le 25 juillet dernier.
Politiques du gouvernement Uribe : les peuples autochtones de la Colombie en subissent le contrecoup
Une centaine d’habitants de la réserve se sont joints aux dirigeants syndicaux pour discuter de leur situation sous le gouvernement Uribe, notamment les méthodes que ce dernier favorise pour restreindre leurs libertés.
Lors de la réunion, qui s’est déroulée en plein air, Luis Evelis Andrade Casama, président du syndicat national des peuples autochtones(ONIC), a présenté les intervenants en dénonçant avec vigueur les méthodes du gouvernement Uribe. « Uribe tente de nous imposer un modèle néolibéral. Il parle de liberté comme d’un concept qui s’applique aux propriétaires privés. Mais qu’en est-il de nous? »
Toujours selon M. Casama : « Uribe craint la possibilité de soulèvement de la part des dépossédés, comme nous. Il n’a aucun respect pour les droits fondamentaux et les libertés prévus dans une démocratie. Il a inventé ce que nous appelons les lois ‘saucisses’, c’est-à-dire que toutes les bonnes choses profitent aux riches. »
Il poursuit en affirmant que le secteur minier est derrière l’accord de libre-échange avec le Canada. « Nous croyons que le gouvernement canadien veut conclure un accord de libre-échange parce que les sociétés minières y trouveraient leur compte. Il nous faut l’aide des syndicats canadiens du secteur minier pour faire face à ce problème. »
Les habitants de la région, appelée Cauca, se mobilisent pour reprendre possession de leurs terres. Ils craignent qu’un accord de libre-échange entraîne encore davantage la destruction de leur environnement et les prive de leurs droits d’accès à l’eau.
Selon un intervenant : « S’il y a accord de libre-échange, la superficie des terres perdues sera encore plus grande qu’elle ne l’est actuellement. Nous avons déjà perdu nos droits. Le libre-échange nous sera préjudiciable. ».
Selon un autre intervenant : « À la base, notre lutte est dirigée contre le nouveau modèle économique qu’on nous impose, en particulier la privatisation de l’eau. »
Les dirigeants syndicaux canadiens ont promis de dire à la population du Canada que la situation en Colombie est pire que ce que le premier ministre Harper laisse entendre. Ce que les dirigeants syndicaux ont vu et entendu contredit l’opinion du premier ministre selon laquelle les problèmes en matière de droits de la personne ne sont pas une préoccupation majeure.
Selon un intervenant autochtone : « Un accord de libre-échange ne profitera qu’à un petit nombre. Ça ne nous aidera pas à obtenir plus de droits. Ça ne nous aidera pas non plus à être Autochtones au sein des nations autochtones. »
Selon un autre intervenant : « On s’est approprié la Colombie. Nous devons dire NON aux grandes sociétés qui exploitent les ressources à grande échelle. »
Un autre intervenant a ajouté : « Une stratégie de répression commande une stratégie de résistance pour se défendre. »
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Plus tôt dans la journée, les dirigeants syndicaux ont rencontré des représentants du CRIC, le conseil régional de Cauca, mis sur pied en 1971 pour protéger les petites collectivités autochtones et défendre les droits des Autochtones.
Un des représentants du CRIC a parlé de leurs terres qui ont été inondées et pour lesquelles aucune indemnité n’a été versée, de l’éradication de leur culture ancestrale ainsi que des nombreux problèmes sociaux engendrés par la pauvreté. « Les grands monopoles menacent les droits de tous les peuples autochtones du territoire. Mais nous leur opposons notre résistance en occupant les grandes exploitations agricoles qui se trouvent sur les terres qui nous appartenaient autrefois. »
Il a expliqué que depuis les années 1980, suite aux privatisations accrues, les grandes sociétés minières ont eu de plus en plus besoin d’eau. En 1984, un barrage a été achevé dans la région. Résultat : les terres des Autochtones ont été inondées, mais ces derniers n’ont jamais été indemnisés.
La société multinationale espagnole responsable du barrage avait promis de meilleurs services, mais ces promesses ne se sont jamais concrétisées. Le CRIC continue de se battre pour que le gouvernement remplisse ces promesses.
Une autre représentante du CRIC a accusé le gouvernement Uribe de mentir à la communauté internationale à propos de la situation en Colombie. Selon elle, le gouvernement Uribe rend permanent le processus historique d’extermination. « C’est comme si l’esclavage était de retour », a-t-elle ajouté.
Les dirigeants syndicaux canadiens sont Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique, John Gordon, président national de l’Alliance de la fonction publique du Canada et George Heyman, vice-présidente international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
Cette semaine, le groupe poursuit sa tournée. Au programme, des réunions et des visites au cours desquelles ils discuteront des droits de la personne, des droits dans le domaine du travail, s’informeront des conditions de travail et échangeront des points de vue sur le libre-échange et l’absence de garanties en matière de droits du travail et de droits de la personne. Les dirigeants syndicaux prévoient s’entretenir avec l’ambassadeur canadien sortant, de hauts fonctionnaires et des membres de l’opposition. Avec des syndicalistes du secteur public, ils discuteront aussi de privatisation et d’autres problèmes.
Les dirigeants seront de retour au Canada le 25 juillet.
La libre négociation collective n’existe pas en Colombie
Carlos Gonzalez, président de SINTRAUNICOL, a décrit les innombrables problèmes auxquels se heurtent les travailleuses et travailleurs universitaires. L’absence troublante de droits de négociation collective figure en tête de liste. Les employeurs ne tiennent tout simplement pas compte des propositions syndicales.
Toutefois, la principale préoccupation demeure la sécurité personnelle. Selon le confrère Gonzalez, une centaine de militantes et militants syndicaux universitaires ont été tués au cours des six dernières années. Souvent, au cours de manifestations sur les campus, des membres se font arrêter. Et la menace de privatisation est partout présente.
Carlos Gonzalez a participé au congrès national du SCFP qui s’est tenu à Toronto en octobre 2007. Sa présentation a porté sur la répression que subissent les Colombiens sous la direction du président Alvaro Uribe.
Toute la semaine, les dirigeants syndicaux canadiens se sont fait dire et redire que la répression et les attaques de l’État à l’endroit des syndicats sont en hausse. La situation n’est pas près de s’améliorer, puisque le président Uribe cherche à se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat. La guerre contre les droits syndicaux fait rage et elle se manifeste sous forme de harcèlement systématique et de menaces de mort.
Au cours de séances d’information tenues un peu plus tôt dans la semaine avec NOMADESC (une ONG soutenue par le SCFP et le syndicat des fonctionnaires de la Colombie-Britannique qui est affilié au SNEGSP), et l’École syndicale nationale, les dirigeants ont été informés d’une autre tactique utilisée par le gouvernement Uribe pour abolir les syndicats. Sous ce gouvernement, quelque 12 000 coopératives de travailleurs et travailleuses se sont emparés des emplois du secteur public. Toutefois, dans ce cas-ci, le terme « coopérative » est trompeur.
Ces coopératives n’offrent aucune protection aux travailleurs et travailleuses et elles mettent sérieusement en péril tout espoir de rétablir le processus de négociation collective en Colombie. De coopérative, elles n’ont que le sens suivant : elles coopèrent avec les employeurs et le gouvernement à supprimer toute justice en milieu de travail et à anéantir tout rêve de gagner un salaire raisonnable. Aujourd’hui en Colombie, il y a beaucoup moins de conventions collectives qu’il y en avait en 2002 quand Uribe est arrivé au pouvoir.
Les dirigeants syndicaux canadiens ont pu constater l’importance d’un simple geste de solidarité internationale. Les syndicalistes universitaires ont remercié le SCFP d’avoir rédigé une lettre au sujet d’arrestations qui s’étaient produites en avril dernier à Cali.
Jose Milciades Sanchez Ortiz, membre du SINTRAUNICOL, a été arrêté pour avoir filmé la violence policière au cours d’une manifestation étudiante à l’université de Valle. L’escouade anti-émeute l’a roué de coups, lui a tiré une capsule lacrymogène dans le bras, l’a menacé de l’arrêter et a saccagé sa caméra et la preuve enregistrée sur la bande. Quand il s’est présenté au poste de police, il a vu la lettre du SCFP sur un bureau. Grâce à cette lettre, soutient-il, il a évité que de fausses accusations ne soient portées contre lui.
Les dirigeants syndicaux canadiens sont Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique, John Gordon, président national de l’Alliance de la fonction publique du Canada et George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
Cette semaine, le groupe poursuit sa tournée. Au programme, des réunions et des visites au cours desquelles ils discuteront des droits de la personne, des droits dans le domaine du travail, s’informeront des conditions de travail et échangeront des points de vue sur le libre-échange et l’absence de garanties en matière de droits du travail et de droits de la personne. Les dirigeants syndicaux prévoient s’entretenir avec l’ambassadeur canadien sortant, de hauts fonctionnaires et des membres de l’opposition. Avec des syndicalistes du secteur public, ils discuteront aussi de privatisation et d’autres problèmes.
Les dirigeants seront de retour au Canada le 25 juillet.
Thursday, July 24, 2008
Leaders say free trade will hurt, not help Colombia
Here is the statement the leaders made to several Colombian media reporters following a meeting with leaders of the United Central of Workers (CUT), one of three central labour bodies:
“As the leaders of one million Canadian public sector workers, we have come to Colombia to examine human and labour rights as our governments negotiate a free trade agreement.
“We have met with many sectors of Colombian society, including government officials, the United Central of Workers (CUT) and other trade unions, opposition leaders, non-governmental organizations, groups representing indigenous and Afro-Colombian peoples as well as the Canadian ambassador.
“We also were present to hear the final report of the Permanent People’s Tribunal following two years of hearings in six sectors of the Colombian economy. The report condemned the Colombian government and transnational coporations for countless violations of human and trade union rights.
“Our overwhelming conclusion is that a free trade agreement will not help the Colombian people. It will only exacerbate an already horrifying list of human and labour rights abuses that are shocking the world.
“Colombia continues to be the most dangerous country on earth for trade unions and civil society activists. Since the beginning of 2008, 32 trade unionists have been assassinated. We have also observed that Colombia has no juridical framework that permits free collective bargaining.
“On our return to Canada, we will tell our one million members, our government and all Canadians that it is unacceptable to sign a free trade agreement with Colombia as long as trade unionists are at risk and free collective bargaining and other labour and human rights continue to be violated.”
The statement was signed by Denis Lemelin, national president of the Canadian Union of Postal Workers, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
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Earlier, leaders met with several Senators from the opposition party Polo Democratica Alternativa (PDA or Polo), including Senator Alexandra Lopez, a long-time labour activist who attended a CUPE human rights conference in 2003 in Toronto.
The Senators were unequivocal in their opposition to a Canada-Colombia free trade agreement. “We don’t believe in free trade period,” said one. “It’s simply a bad way to develop healthy relations between two nations.” Another said “Free trade is a new form of colonization and the Polo rejects it.”
They called on the leaders to help them stop the destruction of a 400-year-old village by a Canadian mining company (Colombia Goldfield) that wants to mine the gold they have found underneath the village. And the Colombian government could let them do it.
On Ingrid Betancourt: “Her release was super well used by [President Alvaro] Uribe.”
On worker cooperatives: “They destroy worker-employer relations.” The Senators cite what is happening to cane workers and court workers among others.
On privatization: Postal workers went from 3,000 to 300 and many teachers’ jobs are going the same way; 83 hospitals have fallen into private hands.
Yearly statistics: 5,000 people die in the armed conflict; 26,000 die in the social conflict; 20,000 children die of hunger; 3million children get no access to education. “The president hides these realities.”
On Uribe and labour relations: “Uribe’s is trying to destabilize labour relations because labour is in the forefront of opposition to his government.”
On Uribe and the Polo: “Uribe’s intention is to falsely accuse our members and to put us in jail.”
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The Canadian group also met with CUT President Tarisco Mora and executive members of the CUT, one of three central labour bodies in Colombia. The CUT had 1.5 million members at its founding, Mora told the leaders. It now has 460,000.
“Colombia may be the only country in the world that does not have a labour minister,” he said. The Ministry of Social Protection has replaced the old Ministry of Labour.
On organizing unions: “It is easier to form a paramilitary gang than it is to form a trade union in this country,” Mora noted.
On Canadian Embassy assistance for workers: “The role of the Canadian Embassy has changed from being helpful at assisting threatened families to receiving paramilitaries,” said one of the executive.
On the leaders’ public opposition to the free trade agreement: “A great help to all Colombians,” Mora said.
On the idea of a fourth labour central: “There is little interest except from the union leaders who represent the bosses.”
On the Uribe government’s tripartite declaration to improve the situation for trade unionists: “It is another trick to persuade the international community that Colombia is safe for investment. Thirty trade unionists have been killed this year, so they have issued this declaration. In another few months, 32 more will die and then they will issue another similar declaration. Nothing will have changed.”
On the leaders’ visit: “Your presence here is a clear demonstration that we are not alone.”
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In vivid contrast to these meetings, the leaders also met with Fabio Valencio, Colombia’s Minister of the Interior, and an entourage of deputy or vice-ministers, one of them responsible for labour.
The minister was quick to unfold his notes on the tripartite declaration on improving the labour situation, but he was equally quick to argue that trade and investment come before labour rights improvements. He called it a “chicken and egg question”: investment or labour rights?
Valencio painted a rosy picture of the Uribe government’s achievements – lower unemployment, fewer assassinations, higher investment confidence, stronger economic growth. He stressed that it was not possible to compare Colombia to Canada or Europe. “The government is fighting terrorist organizations on the right and the left,” he said, and “the drug problem cuts through all other questions.”
But the Canadian leaders weren’t buying it.
“When will Colombia begin to respect the basic conventions of the United Nations’ International Labour Organization?” CUPE National President Paul Moist asked. “From what we have learned, 95 per cent of Colombian workers do not have an enforceable collective agreement. Until that happens, we cannot accept a free trade agreement.”
The minister was clearly upset when he learned that the leaders’ group would return to Canada with an anti-free-trade message.
“We don’t believe free trade will improve human rights,” National CUPW present Denis Lemelin told the minister. “There is a major difference between free trade and fair trade. Fair trade means respecting human and labour rights. Free trade is only about investment.”
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The leaders leave Colombia on July 25.
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People’s Tribunal condemns Colombian government
The tribunal, which examined six sectors of the economy: food production, mining, biodiversity, oil, public services, and the genocide of indigenous peoples, was soon interrupted by a dozen hooded students who ushered them off the stage at Che University Centre.
They took over the meeting momentarily, moving Argentinian Nobel peace laureate Adolfo Perez Esquivel out of the chair along with the other distinguished panelists. The students issued their own list of judgments and demands, and the dramatic theatrical interlude drove home the deep sense of outrage that they and others share for the current government and for the armed conflict it has supported with its policies.
Periodically throughout the tribunal’s report, the names of the dead and disappeared were shouted from around the large hall and then shouts of “presente, presente, presente” to indicate that those murdered members of society were there in spirit and waiting to hear their killers judged.
When reporting resumed, the audience heard the full extent of the terror the Colombian people have faced. It is an “economic laboratory”, the damning report said, and the result has been thousands of deaths and disappearances, millions of displaced people, the destruction of the environment and the trade union movement, and a wholesale selloff of the country to transnational corporations.
The tribunal held dozens of transnationals responsible for these “crimes against humanity” and pledged to send its findings to the International Court and the governments of more than 100 countries where the transnationals operate. But it reserved its strongest indictment for the Colombian government.
President Alvaro Uribe government’s “democratic security doctrine” has paved the way for mass exploitation, allowing corruption to run unchecked, the tribunal said. Sixty members of the Congress and Senate are being investigated for illegal activities, including involvement in paramilitary death squads. Among those being investigated is Uribe’s own cousin.
The government consciously assisted in the creation of a paramilitary system that led to forced takeovers of large portions of land for the growing of coca to supply the $5 billion annual cocaine-exporting business.
The Uribe government is complicit in the murder or displacement of thousands of rural peasants, Afro-Colombians and aboriginal peoples. With nowhere to go, the displaced populate the large cities, living in slums with few services. The tribunal also charged the government with the near genocide of 18 indigenous communities.
The companies act with impunity from far off world capitals while the Uribe government does their dirty work, the tribunal said. They expropriate the land with the help of the paramilitaries, slash, burn and poison to grow cash crops like African palm and bananas for export, leaving no room for domestic food production. In the process, the land and waterways are contaminated with herbicides and other chemicals.
The global financial institutions are equally guilty for having pushed privatization as an economic miracle worker, the tribunal noted, citing World Bank reports that there is $2.8 billion in state corruption in Colombia.
The mass privatizing of most public services and the near annihilation of trade unions has left workers with no hope of ever earning a living wage under the current system of so-called worker cooperatives and contract employees, the tribunal said.
“Impunity is the rule here,” Esquivel concluded, shouting “no more impunity for any crime against humanity.”
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Earlier, the leaders met with United Nations human rights commissioner Javier Hernandez and the Uribe government-appointed public defender Volmar Perez Ortiz.
The high commissioner spelled out some of the reasons why Colombian trade unionists have been getting killed in greater numbers than anywhere else in the world. Much of the violence is associated with labour disputes and some is linked to the lucrative drug trade, he said, stressing its influential role in the Colombian economy.
He gave the flower industry as one example. The drug traffickers in the largest cocaine-producing country in the world (600 tons a year) may decide to have the stems of flowers stuffed with the drug so that it can be exported undetected. A union leader who threatens the steady flow of the cocaine-laced flowers to their markets in the north is at risk.
The public defender described the work of his office in trying to protect the country’s most vulnerable people, many of whom were listed in the tribunal’s report.
The leaders asked about the safety of local defenders, many of them young students working in the most dangerous parts of the country. When a public defender’s staff member suggested that they could develop a plan for ensuring their safety, the public defender agreed. The staff member, also a trade union leader, credited the leaders with getting the agreement to proceed.
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In the evening, the leaders visited the new headquarters of the National Union of Postal Workers (STPC) to see a presentation on the impacts of the privatization of the postal service and how the union is rebuilding tenaciously from the ground up. Unique in its approach, the STPC has created a foundation for political and social action and a social service arm to assist unemployed postal workers and their families.
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The Canadian union leaders are Denis Lemelin, national president of the Canadian Union of Postal Workers, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
The group continues its tour of Colombia this week, meeting government officials and holding a news conference at the CUT labour central. The leaders return to Canada on July 25.
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Wednesday, July 23, 2008
Indigenous peoples feel the blows of Colombian policies
About 100 residents joined the Canadian leaders for a discussion about the situation they face under the government of Alvaro Uribe, including the methods the government has promoted to curtail their freedom.
At the open-air meeting, Luis Evelis Andrade Casama, president of the National Union of Indigenous Peoples (ONIC) led the presentations with a strong denunciation of those methods. “Uribe is trying to force a neo-liberal model on us,” he said. “He talks of liberty as a concept that private property owners can have, but what about the rest of us?”
“Uribe is preoccupied with the possibility that the dispossessed, like us, will rise up,” he added. “He has no respect for the basic rights and freedoms guaranteed in a democracy. He has invented what we call ‘sausage’ laws where all the good stuff goes to the rich.”
A free trade agreement with Canada is motivated by the mining sector, he said. “We think the Canadian government wants a free trade agreement because of mining. We need help from the Canadian mining unions to confront this problem.”
The people of the region, called Cauca, are mobilizing to take back their land. They are worried that free trade will destroy their environment even further and that they will lose their water rights.
“We will lose a lot more land under free trade,” said one presenter. “We have already lost our rights. Free trade would be detrimental to us.”
“Our basic fight is about the new economic model being forced on us, particularly the privatization of water,” said another.
Canadian leaders pledged to tell Canadians that the situation is worse here than Prime Minister Stephen Harper has led them to believe. What the leaders saw and heard contradicted his view that human rights problems are not a major concern.
“A free trade agreement would benefit a small number,” said one indigenous presenter. “It won’t help us get more rights. It won’t help us to be aboriginal people in indigenous nations.”
“This country has been kidnapped,” said another presenter. “We need to say ‘No’ to large-scale exploiting companies.”
“A strategy of repression needs a strategy of resistance to defend our lives,” said another.
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Earlier, the leaders heard from CRIC, the regional council in Cauca that was organized in 1971 to protect small indigenous communities and defend aboriginal rights.
The CRIC representative spoke of their lands being flooded without compensation, ancestral culture being erased, and the many social problems bred by poverty. “Big monopolies are threatening the rights of all the ethnic peoples of the territory,” he said. “But we are resisting by occupying large farms that were once our lands.”
Since the 1980s, with the coming of more privatization, the big mining companies needed more water, he explained. A dam was completed in the region in 1984. It flooded aboriginal land, but the indigenous people were never compensated.
The Spanish multinational company in charge of the dam promised better services, but they never materialized. The CRIC continues to fight for the government to fulfill those promises.
Another CRIC spokesperson charged the Uribe government with lying to the international community about Colombia. “The historic process of extermination has been made permanent by this government,” she said. “It’s like slavery has come back.”
CRIC leaders encourage the Canadian group to attend a major gathering in October where groups would be developing a protection of Mother Earth Act. They also asked the group to put them in better contact with the Assembly of First Nations.
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The Canadian union leaders are Denis Lemelin, national president of the Canadian Union of Postal Workers, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
The group continues its tour of Colombia this week with more meetings and visits to examine human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade and the absence of human and labour rights guarantees. They plan to meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to Canada on July 25.
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Free collective bargaining non-existent in Colombia
SINTRAUNICOL president Carlos Gonzalez told leaders of the countless challenges university workers face. Near the top of the list was the distressing absence of collective bargaining rights. Employers simply ignore their proposals.
At the top of the list is personal safety. About 100 university labour activists have been murdered in the past six years, Gonzalez said. His members are routinely arrested for demonstrating on university campuses. And the privatization threat is everywhere.
Gonzalez attended CUPE’s national convention in Toronto in October 2007 to inform delegates of the ongoing repression that is occurring under Colombian President Alvaro Uribe.
As the Canadian group has been told repeatedly this week, state repression and attacks on trade unions has increased and there is probably more to come as Uribe tries to hold onto power after his term ends. There is a war on trade union rights and it takes the form of systematic harassment and death threats.
In briefing sessions this week with NOMADESC, a non-governmental organization supported by CUPE and the British Colombia Government Employees’ Union, a NUPGE affiliate, and at the National Labour School, leaders heard about another way the government is trying to eliminate unions. Under Uribe, worker cooperatives, some 12,000 of them, are taking over public sector jobs. But the term ‘cooperative’ is misleading.
These organizations provide no protection to workers and severely undermine any hope of restoring a collective bargaining process in Colombia. They are cooperative only in the sense that they cooperate with employers and the government to destroy fairness in the workplace and any dream of earning a living wage. One of the results is that there are far fewer collective agreements than in 2002 when Uribe came to power.
The Canadian leaders also got a lesson in the importance of a simple gesture of international labour solidarity. The university unionists thanked CUPE for writing a letter about some arrests from last April in Cali.
A SINTRAUNICOL member, Jose Milciades Sanchez Ortiz, was arrested for filming police violence during a student demonstration at the University of Valle. The police anti-riot squad assaulted him, shot him in the arm with a tear gas canister, threatened him with arrest and destroyed the video camera along with the evidence he had been filming. When he went to the police station, he saw the CUPE letter on a desk. He credits it with helping him avoid the trumped up charges he was facing.
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The Canadian union leaders are Denis Lemelin, national president of the Canadian Union of Postal Workers, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
The group continues its tour of Colombia this week with more meetings and visits to examine human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade and the absence of human and labour rights guarantees. They plan to meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to Canada on July 25.
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Canadian ambassador meets public sector union leaders
Ambassador Mathew Levin engaged in a two-hour exchange with the four leaders on differing views of what he termed the “Colombian reality”. While there was agreement on many of the problems facing this South American country, they couldn’t agree on the proposed Canada-Colombia free trade agreement.
“Free trade will not help raise the tide for poor people and the oppressed in Colombia, said one leader. “Free trade won’t improve human rights, especially for the millions of displaced people,” said another. “Free trade must be fair trade that respects people’s rights,” said another. “Canadians need to hear the other side of the Canada-Colombia free trade story,” said a fourth.
“Our view is that a free trade agreement can’t resolve the deeper problem of violence in Colombia…The conflict hasn’t served to fix the problems of poverty, lack of social justice and exclusion. Instead, it has created polarization, intolerance and a lack of confidence.” And the regions most affected by the conflict are where “pre-economic, almost feudal, relationships exist”.
“We are also concerned about the massive displacement of people,” Levin replied. “Our global peace and security fund is trying to encourage a truth and justice process. Our current focus is on children and youth that have been excluded from formal education due to violent displacement.
“Canada’s engagement must be balanced and multifaceted,” Levin said. “It can’t just be about trade and economics.” But until the country can put the 50-year-old conflict behind it, it will only exacerbate the problems.
On corporate social responsibility: “That question is not going away,” he said. “We are being told to work on it more.” But he argued that Canadian companies treat employees in Colombia as they do those in Canada, a point the leaders vigorously disputed based on their discussions with Colombian trade unions.
On the Colombian economy: “The government knows that the Colombian reality is not ideal,” he said. “There is poverty, violence, lack of access to services.” He agreed that a round table on investment did not produce “the expected outcomes from the extractive industries”, but noted that they examine trade and investment situations closely.
On the many murders of trade unionists: “No one would question the severity of the violence against trade unions in Colombia…The point of the free trade labour cooperation side agreement is to hold partners to the rule of law.” He acknowledged that the killers act with impunity.
On a labour side agreement: News reports recently revealed that the side agreement includes a proposal for the Colombia government to pay a fine when a trade unionist is murdered. “The government doesn’t agree with this,” Levin said.
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Later in the day, the leaders met with a group of national trade union leaders to discuss privatization, the lack of collective bargaining rights and cuts to public services. They represented the municipal sector, health and social security, postal services, the office of the human rights ombudsman and others.
The two-hour session yielded a list of complaints against the Uribe government, including his push to privatize, destroy unions, threats to the lives of trade union activists, and the abysmal state of free collective bargaining.
“We are now dealing with a situation where our young people go to work without pay as cashiers,” said one union leader. To be paid, they must ask for a tip from the customer. “Uribe has worked hard to disappear trade unions from our country,” said another.
“What we are seeing is the formation of a national Gestapo,” said another. “Through Uribe’s ‘forgive and forget’ policy, he has allowed the distribution of demilitarized paramilitaries throughout all institutions.”
One leader thanked CUPE for teaching her about pay equity. “Pay equity is now central to our bargaining with municipalities,” she said.
A member of a lawyer’s collective laid out the raw statistics: 4 million displaced (1.7 since Uribe came to power), 15,000 disappeared, 3,000 kidnapped, 20,000 political assassinations over past 20 years (12,500 since Uribe was first elected), 6,500 arbitrary detentions in the past six years.
As for trade unionists: 2,600 assassinated (one every three days since 1986, 467 under Uribe), 194 disappeared, 7,200 attacked, 58 murders admitted by paramilitary leaders, and they get away with murder in 97 per cent of the cases.
“It is the state that is killing the trade unionists,” he concluded. Another presenter added that “most of the time the assassinations occur around a labour conflict”.
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The Canadian union leaders are Denis Lemelin, national president of the Canadian Union of Postal Workers, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
The group continues its tour of Colombia this week with more meetings and visits to examine human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade and the absence of human and labour rights guarantees. They plan to meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to Canada on July 25.
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Canada's public sector union leaders visited Agua Blanca, the second largest Afro-ethnic community next to Brazil in South America on July 20 as part of their ongoing tour of Colombia. What they saw was maddening and heart-rending.
About 1.5 million people live in Agua Blanca. That's more than half the 2.5 million population of Cali. And many of them live in squalor. The tiny streets are almost impassable by car and in some parts of this community of the displaced, they become running sewers.
Children run everywhere. There is no school for them and little potable water, electricity or other services for their makeshift houses. As the children grow older they become users of a low-level cocaine extract called basuco. Gangs roam the streets after dark.
The leaders entered one dilapidated brick structure to find one room divided by a curtain. Eighteen people live there. The single mother and her children were shy to meet outsiders. They are concerned that they will be hurt by other groups in the community who see them as interlopers.
The deeper into Agua Blanca one goes, the poorer are the displaced families. In one wooden structure, the leaders spoke with a grandmother. Her spouse had been murdered by paramilitary death squads and she and her children and grandchildren were told to leave their rural community.
It was a too-familiar example of companies, some created by former paramilitary leaders, pushing people off their land to make room for mining, eco-tourism and other money-making operations. There is no compensation. The families of Agua Blanca arrive with nothing and have little hope of finding work. Some call the process ethnocide, the systematic destruction of communities.
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Earlier in the day, the leaders learned from a lawyer for the Afro-Colombian community that blacks are the poorest of the displaced. For years, they have been victims of discrimination and violence from armed groups on both sides of the conflict, the armed forces, the paramilitaries and the FARC guerrillas.
"First, the paramilitaries pushed them out of their rural homes," the lawyer said. "Then, when they looked up to heaven for help, they saw helicopters fumigating the land with herebicides." The aerial spraying is supposed to be used to eliminate coca plants (from which cocaine is made), but it is also a way to force communities to move off their land.
In a graphic description of the brutality of the death squads, the lawyer said "they would cut up the bodies, put them in bags and float them down river. No one was allowed to touch the bags. When the river narrowed, the body parts would be strewn on the shore" as a reminder of the paramilitaries' terrorizing tactics. The same thing would occur along the roadsides.
Another Afro-Colombian told the leaders that the paramilitaries patrolled the waterways and controlled access to the only route for the locals to get food. "If you had a bag of rice on the way down river and it was not there when you returned, they would accuse you giving it to the guerrillas." They have "privatized the rivers and contaminated them with fertilizers and other chemicals," said another.
The leaders also met with staff and volunteers for NOMADESC, a non-governmental organization supported by CUPE and the British Colombia Government Employees' Union, a NUPGE affiliate. They work with the people of Agua Blanca and other displaced communities, providing legal advice, training and other services as well as acting as their voice and helping to mobilize resistance.
"We go out in the streets to make our position clear to people." NOMADESC leader Berenice Celeyta told the leaders. "We have in common with you many problems with the proposed Canada-Colombia free trade agreement. "No one has been consulted in these communities and there has been no respect shown for black or indigenous Colombians and others who have been displaced by the government-backed machinery that moves in to plunder the land."
"Here in Colombia it is prohibited to think differently from the government," Celeyta added. "If you dare to think differently, you become a target of persecution." As she spoke, a massive march for peace passed by the NOMADESC offices. Millions of Colombians were telling the world that they want an end to the violence that continues to plague their country.
Another black Colombian put the situation facing his community this way: "We are descendant from the slaves of 400 years ago," said. "Now we are slaves again. Our children can never go to university, never have organized recreation, and they have no future."
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The Canadian union leaders are Denis Lemelin, national president of the Canadian Union of Postal Workers, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
The group continues its tour of Colombia this week with more meetings and visits to examine human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade and the absence of human and labour rights guarantees. They plan to meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to Canada on July 25.
Visite à des personnes déplacées à Medellin
Dernièrement, les médias ont concentré leur attention sur la libération d’otages célèbres et se sont fait le porte-voix du président colombien Alvaro Uribe qui savoure la nouvelle recrudescence de sa popularité. Mais il existe une autre Colombie, celle qui lutte pour survivre aux politiques de libre-échange du gouvernement Uribe. C’est cette Colombie qu’ont pu voir les dirigeants du SCFP, du STTP, de l’AFPC et du SNEGSP.
Dans le quartier de La Onda, loin des clubs et des condos luxueux du centre-ville de Medellin, des garçons jouaient au soccer, des jeunes filles pratiquaient leurs pas de salsa et des mères célibataires, accompagnées de leur propre mère, tenaient des nourrissons dans leurs bras. Mais ces Colombiens, qui vivent sur les collines entourant la deuxième ville en importance de Colombie, ne sont pas pris en compte dans la population de 2 ou 3 millions de cette ville, qui se trouve à une heure d’avion au nord de la capitale, Bogota.
Ils font partie des nombreuses personnes qui ont été déplacées dans ce pays tourmenté d’Amérique du Sud avec lequel le gouvernement canadien est pourtant en train de négocier un accord de libre-échange. Si on prenait en compte les gens de La Onda, la population de Medellin augmenterait de 120 000 habitants, et certains affirment que le nombre de personnes chassées de chez elles et vivant dans des communautés de fortunes comme La Onda est trois fois plus élevé. À l’échelle de la Colombie, ce nombre atteint entre 3 et 4 millions de personnes, selon certaines estimations.
Les déplacements forcés font partie d’un processus systématique visant à permettre aux grandes entreprises de s’approprier les terres et les cours d’eau desquels les personnes déplacées tiraient auparavant leur subsistance. Aujourd’hui, le gouvernement du président Uribe se contente de laisser se poursuivre le processus des déplacements brutaux, et ce, au nom du progrès. Les terres où vivaient des familles entières servent maintenant à générer des profits au moyen de la production de produits destinés à l’exportation. Résultat : l’appauvrissement de millions de personnes comme celles qui vivent à La Onda.
Les dirigeants syndicaux canadiens sont Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la Fonction publique (SCFP), John Gordon, président national de l’Alliance canadienne de la Fonction publique (ACFP) et George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
Lors d’une réunion informelle, plusieurs personnes ont décrit comment elles avaient été chassées de leur demeure par des escadrons de paramilitaires qui bénéficiaient du soutien de l’armée. Craignant pour leur vie, elles ont cherché refuge à Medellin et dans d’autres villes où elles se sont toutefois vite retrouvées complètement démunies.
Certains des participants et participantes à cette rencontre ont mentionné qu’à l’époque de l’organisation du bidonville, il y a 11 ans, la communauté était dépourvue de services publics adéquats. Mais pour espérer survivre, ils n’avaient d’autres choix que de s’établir à cet endroit. Ils ont survécu en s’entraidant, pendant que leur gouvernement les reniait.
« Nous avons été attaqués par les forces de sécurité », a mentionné une des premières personnes déplacées à être venues s’établir à La Onda. « Maintenant, alors que nous commençons tout juste à nous remettre sur pied, des rumeurs circulent selon lesquelles le gouvernement nous déplacera ailleurs. »
Elle affirme que de nombreuses familles survivent grâce à l’argent que les femmes, dont de nombreuses mères célibataires, arrivent à mendier dans les rues achalandées du centre‑ville. « Nous cultivons aussi notre propre nourriture, sur nos petits lopins de terre. »
D’autres ont aussi pris la parole. « Ils nous ont exterminés de façon systématique », a mentionné une femme âgée qui s’est présentée comme étant membre du parti politique Unión Patriótica, formé après que le groupe de guérilla M19 eut conclu une entente avec le gouvernement et accepté de se désarmer. Cette entente a toutefois été suivie d’un véritable bain de sang. Plusieurs milliers de membres de l’Unión Patriótica ont été assassinés par des escadrons de la mort soutenus par l’armée.
« Il y a eu de nombreux massacres, certains sont connus, d’autres pas », a-t-elle mentionné. « Ils ont pendu des gens et ils les ont exposés en public pour nous intimider. »
Un jeune homme s’est avancé pour montrer aux dirigeants syndicaux canadiens comment les escadrons paramilitaires lui avaient coupé la main droite pour le rendre inapte au travail. Une autre personne a mentionné avoir vécue pendant quatre ans dans un camp de réfugiés avant de venir vivre à La Onda.
À la fin de la réunion, les dirigeants canadiens ont appris que les services publics de cette communauté pauvre pourraient bientôt être améliorés, mais les résidents craignent qu’une telle amélioration ne soit accompagnée d’une intervention des groupes paramilitaires qui se battront alors contre d’autres pour obtenir le contrôle de ces services. Les résidents de La Onda pourraient donc se retrouver de nouveau au beau milieu d’un champ de bataille.
Le groupe de dirigeants canadiens poursuivra sa tournée en Colombie au cours de la semaine. Il assistera à d’autres réunions et effectuera d’autres visites dans le but d’examiner la situation relative aux droits de la personne et aux droits du travail, pour prendre connaissance des conditions de travail des travailleuses et travailleurs colombiens, et pour discuter du libre-échange et de l’absence de garanties en matière de droits de la personnes et de droits du travail. Les membres de la délégation canadienne comptent rencontrer l’ambassadeur canadien sortant, des représentants du gouvernement et des membres de l’opposition. Ils discuteront aussi de la privatisation et d’autres problèmes avec des membres de syndicats colombiens du secteur public.
Les dirigeants syndicaux seront de retour au Canada le 25 juillet.
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gl/scfp 1979
Droits de la personne et droits des travailleuses et travailleurs : les dirigeants sont placés devant la dure réalité
Les dirigeants nationaux du SCFP, du STTP et de l’AFPC et le vice-président international du SNEGSP ont rencontré des représentantes et représentants de la fédération nationale des travailleuses et travailleurs du secteur public, ainsi que des membres de l’association des travailleuses et travailleurs du système juridique, du bureau du vérificateur et de syndicats de la santé.
« Un million de personnes ont disparu et la persécution syndicale se poursuit sans arrêt », a indiqué Mariano Jose Guerra, président de la fédération nationale des travailleuses et travailleurs du secteur public. « Malgré la répression, a-t-il ajouté, la solidarité exprimée à l’échelle mondiale nous permet d’être beaucoup plus fort ». Le confrère Guerra est aussi avocat pour les victimes de la répression.
Une jeune syndicaliste a expliqué qu’elle venait tout juste de recevoir une lettre de son employeur qui menace de la congédier en raison de la campagne de syndicalisation qu’elle a menée. Les menaces proférées à l’endroit des syndicalistes ont obligé un grand nombre d’entre eux à recourir aux services de gardes du corps. Ils sont systématiquement la cible de harcèlement, d’enlèvement et de meurtre.
La deuxième présentation s’est déroulée à l’école syndicale nationale, qui obtient l’appui de nombreux syndicats internationaux, dont le Congrès du travail du Canada.
Avec la remontée soudaine de la popularité du président Uribe, attribuable à la libération d’otages de grande renommée détenus par la guérilla, les représentantes et représentants de l’école craignent que le président ne cherche un moyen de contester la constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat à la tête du pays.
Ils ont aussi indiqué que le président Uribe appuyait la création de milliers de coopératives de travailleurs et travailleuses qui, selon les critiques, sont antisyndicales et ne sont qu’un moyen de réduire les salaires et de supprimer les droits des travailleurs et travailleuses. D’autres mesures du gouvernement viendront affaiblir davantage un mouvement syndical déjà aux prises avec d’importantes contraintes imposées à la négociation collective et à la syndicalisation.
Cette semaine, le groupe poursuit sa tournée. Au programme, des réunions et des visites au cours desquelles ils discuteront des droits de la personne, des droits dans le domaine du travail, s’informeront des conditions de travail et échangeront des points de vue sur le libre-échange et l’absence de garanties en matière de droits du travail et de droits de la personne. Les dirigeants syndicaux prévoient s’entretenir avec l’ambassadeur canadien sortant, de hauts fonctionnaires et des membres de l’opposition. Avec des syndicalistes du secteur public, ils discuteront aussi de privatisation et d’autres problèmes.
Les dirigeants seront de retour au Canada le 25 juillet.
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Tuesday, July 22, 2008
Arrivée des dirigeants syndicaux à Bogota
Les dirigeants ont notamment été accueillis à l’aéroport par des membres du syndicat des travailleurs et travailleuses des postes de la Colombie et par l’ombudsman des droits de la personne de l’association des employées et employés de la fonction publique.
La délégation des dirigeants syndicaux, arrivée à Bogota le 18 juillet, est composée de John Gordon, président national de l’Alliance de la fonction publique du Canada, de Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique et de George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public. Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, est arrivé un peu plus tôt au cours de la semaine.
Le comité d’accueil, formé des membres de la famille des syndicalistes colombiens, a tenu à bout de bras une bannière faite à la main sur laquelle était inscrit le nom des quatre syndicats canadiens. Des parapluies décorés de ballons ont servi à protéger les dirigeants de la pluie qui tombait en soirée.
Cette semaine, le groupe poursuit sa tournée. Au programme, des réunions et des visites au cours desquelles ils discuteront des droits de la personne, des droits dans le domaine du travail, s’informeront des conditions de travail et échangeront des points de vue sur le libre-échange et l’absence de garanties en matière de droits du travail et de droits de la personne. Les dirigeants syndicaux prévoient s’entretenir avec l’ambassadeur canadien sortant, de hauts fonctionnaires et des membres de l’opposition. Avec des syndicalistes du secteur public, ils discuteront aussi de privatisation et d’autres problèmes.
Les dirigeants seront de retour au Canada le 25 juillet.
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Leaders visit displaced persons in Medellin
Lately, the media have focused on the release of famous hostages and reported Colombian president Alvaro Uribe basking in his increased popularity. But there is another Colombia that struggles to survive under his government’s free-trade-related policies. It is that Colombia that leaders of CUPE, CUPW, PSAC and NUPGE saw.
In La Onda, high above the expensive clubs and condos of downtown Medellin, boys kicked a soccer ball, teenage girls practiced their salsa steps, single mothers and their mothers cuddled infants in the surrounding hills of Colombia’s second largest city. But these Colombians are not counted among the population of 2-3 million who live in this inland city an hour’s plane ride north of Bogota, the capital.
They are among the displaced peoples of this much troubled South American country with which Canada is negotiating a free trade agreement. Including them in the count would swell the official population count by 120,000 and some say triple that number has been forced from their homes and now live in poverty in makeshift communities like La Onda. Across Colombia that figure leaps to 3-4 million by some estimates.
The forced displacements are part of a systematic effort to allow the corporate take-over of the land and waterways that once provided sustenance to the displaced. Now the Uribe government is content to allow the brutal displacement process to continue in the name of progress. Land once inhabited by families is to be used for producing exportable products for profit. The result has been the impoverishment of millions like those living at La Onda.
The leaders are Denis Lemelin, national president of the Canadian Union of Postal Workers, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
At an informal meeting, several residents described being driven from their previous homes by paramilitary squads supported by the military. They came to Medellin and other cities out of fear for their lives, they said, and they soon found themselves destitute.
Some at the meeting still remembered having no proper public services when they organized the shanty town 11 years ago. But it was their only chance to survive. They did so by helping each other when their country’s government disowned them.
“We were attacked by security forces,” one of the original displaced settlers told the leaders. “Now, just as we begin to get back on our feet, there are rumours that the government will move us somewhere else.”
Many families live on whatever the women, many single mothers, can beg on crowded downtown streets, she said. And “we grow our own food here on our little plots.”
Others spoke out as well. “They systematically exterminated us,” said an older woman who indentified herself as a member of the Union Patriotica, a political party that formed after the M19 guerrilla group agreed to disarm. But the agreement spurred a bloodbath with several thousand UP members dying at the hands of military-supported death squads.
“There were many massacres, some known and some unknown,” she said. “They hung people and put them on display to intimidate us.”
A young man came forward to show the leaders how the paramilitary squads had cut off his right hand, so he could not work. Another described living in a refugee camp for four years before finally coming to La Onda.
At the end of the meeting, the leaders learned that services could soon improve in this poor community, but with them will come worries about the paramilitaries battling with others for control of those services. The residents of La Onda could find themselves in the middle of the battleground again.
The group continues its tour of Colombia this week with more meetings and visits to examine human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade and the absence of labour and human rights guarantees. They plan to meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to Canada on July 25.
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Leaders briefed on human and workers’ rights in Colombia
The national leaders of CUPE, CUPW and PSAC and the international vice-president of NUPGE met first with the National Federation of Public Sector Workers (FENALTRASE), including members of the Association of Workers from the Justice System (ASONAL), controller’s office and health care unions.
“A million people have been disappeared and union persecution is ongoing,” FENALTRASE president Mariano Jose Guerra told the leaders. Despite the repression, he added, “through unity at a global level we can be much stronger.” He is also a lawyer for victims of repression.
A young union leader explained that she had just received a letter from her employer threatening to fire her for organizing workers into the union. The threats against trade union leaders have forced many of them to have body guards. They have been systematically targeted for harassment, kidnappings and assassinations.
The leaders’ second briefing was with the National Labour School, supported by several international unions, including the Canadian Labour Congress.
With Uribe’s sudden rise in popularity, due to the release of high-profile hostages being held by guerrillas, the school staff speculated that he was seeking to challenge the current constitution so he could run for a third term.
The NLS staff also said that Uribe supports the creation of thousands of workers’ cooperatives that critics say are nothing more than union busting and a way to lower wages and remove all workers’ rights. Other government measures would further weaken a union movement already suffering from massive limits on collective bargaining and union organizing, they added.
The group continues its tour of Colombia this week with more meetings and visits to examine human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade and the absence of labour and human rights guarantees. They plan to meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to Canada on July 25.
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Friday, July 18, 2008
Canada’s public sector union leaders arrive in Bogota
The leaders were greeted by members of the Sindicato de Trabajadores Postales de Colombia (STPC - Union of Postal Workers) and the Association of Public Employees of the Human Rights Ombudsman (ASDEP), among others.
Arriving were John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada, Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees. Canadian Union of Postal Workers national president Denis Lemelin had arrived earlier in the week.
The welcoming party, including family members of the Colombian trade unionists, held high a hand-crafted banner with all four Canadian unions named on it. Balloon-topped umbrellas provided protection from the evening rain.
The group continues its tour of Colombia this week with more meetings and visits to examine human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade and the absence of labour and human rights guarantees. They plan to meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to Canada on July 25.
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Thursday, July 17, 2008
Arrivée d’un premier dirigeant syndical en Colombie
Le confrère Lemelin sera rejoint par Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), John Gordon, président national de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
Les quatre dirigeants syndicaux se pencheront sur les droits de la personne et les droits dans le domaine du travail et les conditions de travail. Ils échangeront aussi des points de vue sur le libre-échange. Ils s’entretiendront avec l’ambassadeur canadien sortant, de même qu’avec des représentants du gouvernement colombien et des membres de l’opposition. En compagnie de syndicalistes du secteur public de la Colombie, ils discuteront de privatisation et d’autres problèmes qui touchent ce secteur.
Les quatre dirigeants syndicaux reviendront au Canada le 25 juillet prochain.
/map scfp 1979
First leader arrives in Colombia
Canadian Union of Postal Workers president Denis Lemelin was the first of four national public sector leaders to arrive for a week-long leaders’ tour of
Lemelin will be joined by Paul Moist, national president of the Canadian Union of Public Employees, John Gordon, national president of the Public Service Alliance of Canada and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees.
The group will study human and labour rights, working conditions, and exchange views on free trade. They will meet with the outgoing Canadian ambassador, government officials and members of the opposition. They will also discuss privatization and other problems with public sector trade unionists.
The leaders return to
Monday, July 7, 2008
Avis de medias #1
OTTAWA - Les dirigeants nationaux des quatre principaux syndicats du secteur public du Canada se rendront en Colombie du 18 au 25 juillet pour y rencontrer des leaders syndicaux, des élus, des diplomates, des groupes de défense des droits de la personne et d'autres. Leur mission : évaluer la situation des droits de la personne.
La visite permettra aux leaders de se rendre compte en personne des problèmes qui affligent ce pays d'Amérique du Sud, en particulier sous l'angle du dossier de l'actuel gouvernement en matière de droits de la personne et de la négociation d'un accord de libre-échange avec le Canada.
Le groupe est formé des présidents nationaux Paul Moist, du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Denis Lemelin, du Syndicat des travailleuses et travailleurs des postes (STTP), John Gordon, de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), ainsi que de George Heyman, vice-président international du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP).
La tournée syndicale s'arrêtera à Bogota, Medellin et Cali, de même que dans certaines régions durales pour visiter des communautés autochtones. L'un des buts principaux de l'activité est d'évaluer les répercussions des politiques du gouvernement colombien sur divers secteurs, mais surtout sur le secteur public.
Les dirigeants assisteront aussi aux dernières rencontres du Tribunal populaire permanent sur la Colombie à Bogota, les 21, 22 et 23 juillet. Le Tribunal tient des audiences sur les violations des droits de la personne depuis avril 2006. Il y a eu des audiences sur divers secteurs de l'économie - production alimentaire, mines, biodiversité, pétrole et services publics - ainsi que sur le génocide des peuples autochtones.
Les leaders discuteront aussi des répercussions du nouvel accord de libre-échange et des pressions constantes en faveur de la privatisation des services publics colombiens.
Media advisory #1
OTTAWA - The national leaders of the four major public sector unions in Canada will visit Colombia July 18-25 to meet with union leaders, politicians, diplomats, human rights groups and others. Their mission is to assess the human rights situation.
The visit will allow the leaders to examine first-hand the problems that afflict the South American country, especially given the current government's human rights record and the concerns about the recent free trade agreement with Canada.
The group includes national presidents: Paul Moist, Canadian Union of Public Employees (CUPE); Denis Lemelin, Canadian Union of Postal Workers (CUPW); John Gordon, Public Service Alliance of Canada (PSAC) and George Heyman, international vice-president of the National Union of Public and General Employees (NUPGE).
The labour tour will stop in Bogota, Medellin and Cali as well as some rural destinations to visit indigenous communities. A main focus of the tour is to assess the impact of Colombian government policies on various sectors, but especially the public sector.
The leaders will also attend the final meetings of the Permanent People's Tribunal on Colombia in Bogota on July 21, 22 and 23. The tribunal has been holding hearings on human rights violations since April 2006. Since then, there have been hearings on six sectors of the economy: food production, mining, biodiversity, oil, public services, and lastly on the genocide of indigenous peoples.
The leaders will also discuss the impact of the new free trade agreement and continued pressure to privatize Colombian public services.
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